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Le moment donné par le hasard vaut mieux que le moment choisi...

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Paddy ROY

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October 03

Il croyait

Il croyait que demain se terminait l’orage
Pensant que la mer toujours retrouve le rivage.
Fuir l’ombre du chagrin, reprendre la vie par la main
Croyant que demain, il pourrait poursuivre le chemin.

Si belle, si douce, comme la caresse d’un embrun
Si fragile, si tendre, il lui signe « câlins ».
Pourquoi donc tant de larmes à l’orée du bonheur ?
Il espérait que demain, doucement peine meurt.

Mais il aime pourtant, sans faille, il aime vraiment
Sans ne rien promettre, sans poursuivre l’avant.
Un an déjà : ils s’aiment. Où courent-ils maintenant ?
Et lui qui jurait que demain, fin des soupirs amants.

Il croyait que demain se nommait avenir
Que rancœurs oubliées, il n’aurait plus à fuir.
Pauvre bougre, quoiqu’il dise, il n’est pas assez loin
Il pensait que demain il n’aurait qu’à tendre la main

Délire d’un soir, encore, peur du trop d’espoir.
Le bonheur a-t-il un cap, un coût, une victoire ?
Solitude d’un soir, son plus fidèle navire
Il croyait que demain, il oublierait le pire.

Et ses rêves auxquels il tient tant, ses rêves fous ?
Recommencer ? Retrouver l’équilibre ? C’est tout ?
Une existence éteinte, déjà, il suffit !
Croyait-il qu’il suffisait d’un « va pour une autre vie » ?
April 26

Fièvre et doute

Les murs peuvent en rire, se moquer de moi, vraiment !

Témoins d’un si épais chagrin, d’un sinistre combat, perdant !

Comme si le bonheur avait fui, ne laissant que tourments

Comme fièvre et doute se ressemblent tant !

 

Le venin d’une colombe un soir d’été glace le sang

Une fièvre si longue qu’il faut partir, forcément !

Cœur de honte, égoïste, tu oublies tes enfants !

Sœur de l’ombre, j’ai cogné à ta porte, encore perdant !

 

Se confier aux mensonges, fuir le bruit des autres

Ressac de larmes sur l’histoire d’un bonheur qui fut notre

Tant de mots inutiles, certainement ceux d’un autre

Cris de pierre maladroits, à trop porter la faute

 

Pas ce meilleur ami dont je rêvais soutien

Mais par chance, de belles âmes offrant cœur au mien

Elles, surtout ne pas les perdre, sans qui ne suis plus rien

Vent de regards qui ne ment point, à toi oui, je tiens

 

Puis une Etoile, si timide, si fragile, m’offre son éclat

Une perle trop rare qui chasse mes peurs, mes traumas

Alors pourquoi ce doute si elle met fin à mon combat ?

Une autre fièvre, une autre peur de perdre cœur qui bat

 

Retrouver passion et volupté, confiance sans gravité

Attendre que l’aube expire, qu’enfin brillent les blés

Bonheur fragile, patience futile embue mes pensées

Un jour, peut-être, s’enfuira la peur du verbe aimer.

March 08

Un monde idéal

Dans un monde idéal,

Le vent serait caresse, le feu douce chaleur.

Toute terre serait asile, l’eau pour tous abondance.

Dans un monde idéal,

La solitude serait alliée, la foule sensible à l’exclu.

La souffrance serait vaincue, la justice porterait haut son nom.

Dans notre monde idéal,

Le vent ravage nos abris, le feu brûle les corps.

Toute terre repousse l’étranger, l’eau reste richesse bien gardée.

Dans notre monde idéal,

La solitude flétrit l’âme, la foule juge et condamne.

La souffrance est banale, la justice une mascarade.

Dans un monde idéal,

Je tournerais la page, ferais fi des railleries.

Je pardonnerais, tout comme avant, simplement, j’aimerais.

Dans notre monde idéal,

Comme vous je me mens, à craindre chaque jour l’oubli.

J’ai peur du pas qui dépasse l’autre, comme avant, d’aimer.

Dans un monde idéal,

Il n’y a plus d’idéal…

September 08

Dormir

Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

Puisque le temps court, puisque rien ne le retient,

Je sais, je crois qu’un volcan jamais ne s’éteint.

Je sais, je crois encore au baiser salé, à son doux jus.

    Même la nuit, le silence brille par son absence.

    Ecoute ! Ne sens-tu pas que chaque bruit est épié ?

    Chacun de tes soupirs résonnent ces plaisirs démodés,

    Ceux que tu pleures, rongés par cette vile déviance.

Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

    Rien à faire ! Déjà revient lumière qui chasse repos.

    Les yeux lourds, le corps maladroit en quête de répit,

    Chahutés par le même refrain d’une nuit sans oublis,

    Café sans soleil, un jour de plus à courber le dos

Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

    Un regard sur le titre, « Toi et moi », les mains se posent.

    Belle couverture, reliure soignée, déjà, l’objet est beau.

    Un livre, une salle au trésor riche de tous ses mots,

    Une préface alléchante dégage sa douce odeur de prose

Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

    J’ai déjà lu ce livre, c’est plus fort que moi.

    Pas même un paragraphe pour ce qu’Amour a défié,

    Trois pauvres lignes pour dire qu’ils se sont aimés,

    Et puis ce dernier chapitre, censé me dicter ma loi.

Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

    Les écrits demeurent et les paroles s’envolent.

    Comme promettre est s’engager à mentir un jour,

    A quoi bon l’écrire si ce n’est pour toujours ?

    Que de mots voilés, masqués sous ces paraboles.

Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

    Comment pourrais-je, moi qui aime tant ces mots,

    Ouvrir ce carton et toutes nos lettres déballer ?

    Si dures à lire mais trop précieuses pour l’autodafé,

    Feu maléfique dans la nuit pour apaiser mes maux

Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

    Trop mal à l’âme pour maintenant détruire ce trésor.

    Et même si cette nuit j’ai cru perdre le sens de l’amour,

    Je ne brûlerai pas ceux qui poussèrent mon sang au détour.

    Dormir, oublier que cette nuit n’est pas celle de ma mort.

Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

Puisque le temps court, puisque rien ne le retient,

Je sais, je crois qu’un volcan jamais ne s’éteint.

Je sais, je voudrais tant croire que je ne l’aime plus.

Dormir…

July 22

Il est des jours, il est des nuits...

Il est des jours, il est des nuits,

Quand l’envie de partir, l’envie d’en finir sonne haut,

Trop de messages sans réponses, trop d’appels sans échos.

Il est des jours, il est des nuits…

    Tendre solitude, mon amie, ma pire ennemie,

    Le souffle court, les pensées confuses, « pas nous » toujours résonne.

    Je lui dois le meilleur et je lui dois le pire.

    Chassé d’une vie, à flirter avec le vide, être là toujours m’étonne

Il est des jours, il est des nuits,

Quand maudire le silence, pleurer les absences sonne haut,

Trop de mensonges sans saveur, trop d’appels sans échos.

Il est des jours, il est des nuits…

    A bout de souffle, las de m’entendre, me savoir sans courage.

    A vivre de drogues, de succédanées de sérénité,

    A perdre tout sens en oubliant de tourner la page,

    Cours, pauvre cinglé, ils t’ont déjà oublié.

Il est des jours, il est des nuits,

Quand vivre, sourire, rire, aimer sonne faux,

Trop de mensonges sans saveur, trop de cris sans échos.

Il est des jours, il est des nuits…

    Ils ont violé ma confiance, ma naïve existence.

    La vie n’est qu’une vulgaire mascarade ; j’ai déjà perdu.

    C’est fini, c’est foutu, je ne suis plus dans la danse,

    Sans amour, sans mon sang, je dois m’avouer vaincu.

Il est des jours, il est des nuits,

Quand arrive le moment de cesser le combat,

Trop de peur, trop de craintes à franchir le pas.

Il est des jours, il est des nuits…

    Reste une coquille vide amère, une âme sans ressort.

    Tueur de rêves, chasseur d’espoir, voleur d’amour,

    Médis encore quand sonnera l’heure de ma mort.

    Je bénis le jour de mon aller sans retour.

Il est des jours, il est des nuits,

Quand l’envie de partir, l’envie d’en finir sonne faux,

Ce soir, c’était moins une ; de nouveau sauvé par les mots.

Il est des jours, il est des nuits…

July 11

Ma vérité

L’horloge n’en finit pas de noyer le temps,
Une méfiance nonchalante peu à peu fait son nid.
Devoir purger ce fiel, pourquoi maintenant ?
Une confiance en vrac peu à peu a fui.
    Une métamorphose immonde, ma négation.
    Vous, que je n’aime pas, rassurez-vous !
    Vous, que j’aime, ignorez mes évictions,
    Pardonnez mes aigreurs, j’ai tout à perdre de vous !
A semer le trouble, à vous blesser sans mépris,
Je m’éloigne, me perds et recherche l’oubli,
Fatigué d’entendre claquer les voiles sans le vent de l’envie,
Prisonnier sans barreaux, Robinson sans Vendredi.
    Entre ceux qui vous jettent ou vous ignorent,
    Vous, les autres, dites tout haut, pire, tout bas.
    Et peu importe qui a raison, peu importe qui a tort.
    Ma vérité n’est pas la votre ; de la votre je n’en veux pas !
A vous maudire, je blesse et peine, comme vous.
Des vôtres je suis, à me méfier même des miens.
Vos couleurs foncent les miennes, attisent mon dégoût.
Pas mieux que vous je ne vaux : vos coups sont maintenant miens.
    Souffrir, faire souffrir : ce n’était pas mon idée.
    Alors être seul et préserver les miens, me préserver,
    Car bonheur a passé comme maladie trop bien soignée.
    Vacciné pour le reste d’une vie, je ne ferai plus le guet.
Ne m’attendez plus même si l’idée encore vous traverse.
Qui voudrait de mes ternes pensées, vides d’envies ?
A quoi bon couver un cœur sans adresse,
Un boulet, un poids mort à l’âme assoupie ?
    Oui lecteur, je me lamente et tu me juges !
    Oui, je me lamente et de moi, n’attends plus rien !
    Espoirs et bonheur noyés sous le déluge.
    Critique, soupire ! Peu importe, si tu y tiens…
N’attends rien de moi sinon amertume et déceptions.
Déjà tu m’ignores. Alors ne tente rien, c’est assez !
Plus rien à offrir, vidé de trop belles illusions,
Pour ton bien, pour le mien, mon nom tu dois rayer.
June 11

Accords perdus

Comme une eau folle, déceptions et revers chahutent l’espoir.

Piégé, seul à hurler sans écho, les jours passent.

Serrer les poings, noyer cette colère noire,

Et peu importe mensonges et trahisons, le coeur est las.

     Je cherche le refrain d’une vie privée de sa musique

     Je cherche les accords d’un sourire magique

     Je cherche le rythme fou d’un cœur éperdu

     Je cherche la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

Las de courir, de plaire, de tricher, de mentir.

Merci à toi qui croit en moi, m’encense, me sourit.

Une autre chante ma révérence, signe du dernier soupir.

A quoi bon se battre et attendre l’impossible embellie ?

     Je cherche le refrain d’une vie privée de sa musique

     Je cherche les accords d’un sourire magique

     Je cherche le rythme fou d’un cœur éperdu

     Je cherche la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

Saigné à vif, dompteur d’une pompe désamorcée,

D’une vie au ralenti sans saveur calquée au calendrier,

Médiocre quotidien, toujours devoir ramper pour avancer.

Avancer, mot magique, solution des autres… Essayez !

     Je cherche le refrain d’une vie privée de sa musique

     Je cherche les accords d’un sourire magique

     Je cherche le rythme fou d’un cœur éperdu

     Je cherche la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

La tempête toujours souffle, rire narquois et diabolique

Je traîne seule ma peine à chaque coin de rue

Sans cesse je retiens ce cri triste et pathétique

Au diable les quolibets, ces leçons, ces sous-entendus

     J’ai perdu le refrain d’une vie en musique

     J’ai perdu les accords d’un sourire magique

     J‘ai perdu le rythme fou d’un cœur éperdu

     J’ai perdu la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

Le ressac des regrets boucle inlassablement loin du rivage.

La marée boude, telle l’eau morte d’un lac enclavé.

Horizon terne privant la mer de ses reflets sauvages,

Je rêve d’une lame qui Paddy sur le sable effacerait…

April 25

Elle est partie...

Maman est bien triste aujourd'hui, sa Maman est partie...
Pour Elle, pour toi Maman...
Rose
April 03

Pars !

Partir loin, si loin, et ne plus revenir,

Ne pas se retourner car il est déjà tard.

Tu ne fais plus partie de sa fête, triste souvenir.

Tranche de vie fanée, maintenant à l’écart.

   Te rendre au port, appareiller sur le premier voilier venu.

   La mer ne ment pas et même si piètre marin tu es,

   Au moindre écart, elle ne pardonnera pas, elle non plus.

   La fin sera plus gaie, là tout sera fini, de fait.

Plus de torture, échec fatal ou droit de passage.

Un phare, une autre terre, une autre vie,

Ou le gouffre, l’abyme, rejoindre les sages.

Et jamais, plus jamais souffrir ainsi.

   Partir pour que demain ne ressemble plus à aujourd’hui.

   Fuis, crois-moi, on t’oubliera. Cours au port !

   Déjà tu ne comptes plus, tu es déjà parti.

   On parle de toi comme si tu étais mort.

Le pire t’assoiffe, là encore, tu te noies.

Te remettre de quoi sinon retrouver médiocrité ?

Va, jette tout ! Rester là à pleurer, pourquoi ?

Le large t’appelle, oublie ceux qui t’aimaient.

   Petite vie sans relief, petite vie en apnée,

   Au diable les conseils, ne plus recommencer.

   Mets les voiles, goutte aux embruns salés.

   Ceux qui t’aimaient t’ont déjà oublié.

Mais tu n’as pas le courage, même de tout arrêter.

Ils t’ont volé ton âme et tu restes là, seul, hébété.

Attendre après qui ? Tu ne sais plus aimer.

A retenir des mots que tu ne peux prononcer.

   J’ai vu ton sourire, tu étais heureux, entier.

   Il s’est refermé trop tôt, comme une fleur fanée.

   Pourquoi avorter si vite ce bonheur passager ?

   Tu semblais si bien, tu as tout gâché.

Retourne à ta misère et ne te plains plus

Puisque partir tu n’en as pas le courage,

Puisque pleurer tout ce que tu as perdu

T’ancre à nouveau seul sur le mauvais rivage.

February 29

Je suis grand

C’est le moment. Le retrouver, comment sera-t-il ?

Les semaines passent et je crains toujours cette froideur.

Comment lui parler, éviter ces mots inutiles, futiles ?

Le soir, c’est pire, parfois il me fait peur.

   Je veille sur lui, surveille le petit. Je suis grand.

   Mangera t-il avec nous ? Sera t-il avec nous ?

   Les jours se succèdent, se ressemblent tant.

   Et pourquoi, nous n’y sommes pour rien, nous ?

La nuit tombe, prendre soin de lui, être attentif,

Il fume dans son coin, je n’aime pas cette odeur.

Il va se lever, déjà il titube comme un frêle esquif.

Le décor se dérobe sous ses pas, il me fait peur.

   Le petit est calme, la maison s’endort, tant mieux.

   Je l’observe, je le scrute, il ne doit pas savoir,

   Je cherche mes mots, c’est dur, c’est laborieux.

   Que fait-il ? Vite, qu’il revienne s’asseoir !

Sa musique me saoule, ce n’est pas important.

Qu’a-t-il prévu ce soir, rien, comme d’habitude ?

Prêt de lui je resterai, peut-être pour moi en fait-il autant ?

Il ne faut pas qu’il sache, qu’il respire mon inquiétude.

   Le feu de bois crépite dans la cheminée, lui ne dit rien.

   Dans une heure à peine, lassé, il s’assoupira.

   Le guetter de nouveau jusqu’à sa drogue, dite pour son bien,

   Le suivre dans le couloir;  pourvu qu’il ne tombe pas !

Je n’ai plus peur mais je n’aime pas. Je suis grand.

Moi, je n’ai pas à porter ces histoires de grands.

Cœur et corps pourtant poussent à grands pas.

Que c’est triste chez Papa !

February 12

Trop tard

Trop tard pour vivre, trop tôt pour mourir

L’alcool a ses vertus, je les découvre

Une ébauche d’oubli pour éviter le pire

Effluves amers et sucrés, en découdre !

   L’ivresse me bouscule, me rassure et m’enlace

   Maîtresse elle devient ; là je l’aime

   Un instant seulement avant qu’elle me lasse

   C’est Elle que j’enlace, c’est Elle que j’aime.

Partie pour une autre vie, elle m’oublie

Et moi, seul, j’erre dans notre nid

Elle est heureuse, Elle, la femme de ma vie

Vaines larmes de vigne, où est l’oubli ?

   Elle est là, toujours là à me hanter

   Bras maladroits dans le vide à vouloir la serrer

   Allez, encore un stupide verre pour tout, pour rien

   Quoi faire ? Trahir mes pensées et tomber plus loin ?

Trop tard pour vivre, trop tôt pour mourir

Partir, ne plus la voir, c’est encore souffrir

Vider ce verre et perdre la mémoire ?

Foutaises, je n’aimerai plus ; c’est sans espoir.

January 28

Oh, si peu...

Tu m’as parlé il y a quelques jours. Oh, si peu, de nos enfants sans trop entrer dans les détails, de mon état, sans insister… à éviter.

Pourquoi faut-il que j’espère à tout prix ton appel et que je redoute tant de décrocher lorsque ton prénom apparaît sur l’écran ? Tout ça pour constater qu’il ne s’agit que d’une banale conversation, jamais celle que j’attends.

Comment ai-je pu passer à coté de ma vie ?

Tant de lettres, de photos, de sourires à brûler… je n’y arrive pas ! C’était toi et pas une autre. Mes nuits sont de nouveau habitées. Les drogues ne masquent plus les souvenirs de mes songes et tu es là, toujours…

Je t’aime et je sais que rien ne sera plus comme avant. Je crois au bonheur, au bonheur plus fort encore, mais pas sans toi.

Je t’ai vu aujourd’hui. Oh, si peu, en public pour parler de notre petit.

Je ne parviens pas à te regarder dans les yeux de peur de te dire ce que tu ne veux pas entendre. J’ai si mal devant ce cœur de pierre que je croyais de velours et mien, para siempre.

Le vide que tu as laissé est si énorme à combler. Nos anges t’ont suivi, le vide s’est fait encore plus vide. Où puiser cette force qui, pour me guérir, devra me pousser à t’oublier ?

Je ne peux pas t'oublier...

January 10

Guérir

Guérir de quoi ? Guérir comment ?

Paraître bien, répondre un mensonge

Pleurer seul, sourire aux autres

Attendre toujours, profiter du pire

Appeler à l’aide, lasser son monde

Rester caché, reprocher l’abandon

Ne plus aimer, vouloir tant donner

Ne plus s’aimer, vouloir plaire encore

Ne plus l’aimer, espérer toujours

Souffrir encore, haïr l’amour

Maudire le temps, retenir sa course

Guérir de quoi ? Guérir comment ?

December 27

Mauvaise rencontre

Ce soir, j’ai croisé son parfum

Un effluve cruel, le 19 de Chanel

Tout s’est figé, ce n’était pas elle

A mon regard perdu, un curieux crétin

  A cru un moment que j’osais l’affronter

  Pauvre idiot, pourquoi aujourd’hui me regarder ?

  Avide de peur, de crainte sur un visage ?

  Passe ton chemin, je ne suis pas là, oublie cette image

Personne ne me voit ni ne m’entend, je ne suis plus

Un souvenir assassin m’a frappé au coin d’une rue

Son odeur portée par une autre

Elle la porte aujourd’hui pour un autre

  Je dois rentrer, faire mine d'obéir à ma montre

  Ce n'était qu'une mauvaise rencontre

  Ce soir, j’ai croisé son parfum

  Un effluve cruel, le 19 de Chagrin

December 03

A bout...

A bout de souffle, à bout de cris...
Assez de pleurer, assez d'être et de ne plus vivre.
Comme l'eau que l'on cherche à piéger dans le creux de sa main, je sens les dernières gouttes de cette chienne de vie me filer entre les doigts. Je perds pied...
Mes seuls compagnons sont cet écran froid et ce clavier sans âme.
J'ai du mal à trouver les mots. Je tourne en rond, c'est sans issue !
Ces textes que je livre sont si fades, si répétitifs, si tristes à mourir que je comprends le lecteur qui n'en attend pas la fin. Je n'ai plus rien à vous cacher, le vide a pris place, je n'ai plus le goût d'être.
Même auprès de mes Petits, je n'ai plus la force de livrer mon profond Amour, je ne suis pas à la hauteur ! Ils doivent m'en vouloir et je les comprends.
Tout autant qu'eux, tout autant que vous tous, j'ai besoin d'Amour, de Tendresse, d'Affection, de Câlins... Hélas, mes portes sont closes, je ne respire déjà plus...
Je m'en veux tellement d'être bridé à ce point, incapable de sortir le moindre sourire, de m'isoler sans cesse à pleurer dans mon coin.
Mon corps est un torrent de larmes, ma vie une marre lacrymale... j'ai mal, j'ai mal !
Ce n'est pas un blog que je vous livre, mais plutôt le récit de l'apocalypse de ma vie d'homme, de père, de fils...
J'entends déjà vos soupirs, à croire que je prends plaisir à me lamenter, à pleurer sur mon triste sort... Si tel est le cas, tant pis, passez votre chemin...
A trop aimer, je ne m'aime plus. A trop aimer, je me suis perdu.
Je paye trop cher mon bonheur et je n'ai plus les moyens...
A bout...
November 27

Insupportable

Comment parler de sa souffrance lorsqu'elle devient insupportable ?
En connaître la source n'est même plus suffisant pour trouver le remède... s'il existe !
Insupportable, c'est ne plus parler d'echelle de la souffrance, c'est ne plus admettre qu'elle puisse être quantifiable. L'insupportable ne se mesure pas !
"...il ya plus malheureux que toi ...tu ne connais pas la Vraie souffrance ...regarde-toi, tu es pitoyable à te lamenter sur ton petit monde qui s'écroule ...il y a pire ailleurs ...tu n'es pas le premier ...reprends-toi ! " . Merci, quel soulagement !
Foutaises ! Ma souffrance est insupportable, c'est vous qui ne comprenez pas !
November 21

Je ne suis plus rien...

Elle fait tout pour que je comprenne et je ne comprends rien.
Mes réactions sont celles d'un enfant qui ne veux, ni ne peux comprendre la sanction.
Toujours sur la défensive, je me torture à blesser celle que j'aime, et tous les prétextes sont bons.
Je sombre dans la médiocrité croyant vaincre ma douleur en donnant des coups à ceux que j'ai de plus chers, un peu comme un otage affolé, les yeux bandés, face à son ravisseur.
Et la douleur s'amplifie, je ne maîtrise plus rien. Je ne suis plus rien...
November 08

Assez !

Ce soir encore, j'en ai assez...
Je fais peur à tout le monde et je finis par le comprendre.
Oui, la vie est une bougie dans le vent, si fragile.
Et si vous trouvez mon blog trop noir, j'en suis le premier désolé, il n'est que le reflet de mon âme.
Un incident banal pour certains, une tragédie pour moi. La pente est trop forte, j'en ai assez d'être celui que je ne suis pas.
Aidez-moi bordel !
Assez, assez, assez !
October 31

If I had only known...

If I had only known...
Even if there's no longer any hope of being again close to each other, I can't give up.
How could she kill all those years with me ?
Nobody can't prevent me from being still in love.
Alone with two rings, time is killing me by inches.
If I had only known...
Even if I'm waiting for a call, even if I'm waiting for her behind the door, even if I can't bear this silence anymore, my heart and my arms will always remain opened.
If I had only known...
October 30

Regrets

Aujourd'hui, j'ai signé le torchon du juge.
Un soleil s'est éteint; elle, elle souriait...
Je regrette tant de choses, tous ces choix de vie qui ont fait que maintenant, je suis seul dans mon terrier.
Oui, je regrette tout ! Tout !
J'ai trop vécu pour ceux que j'aimais et que j'aime encore...
Pense à toi Paddy !
October 17

Je l'aime encore

Lumière perdue, place à l’hombre

L’Amour s’enfuit et tout s’effondre

Seul, égaré à courir les secondes

Regard perdu que les larmes inondent

Il en est une que j’aime si fort

Qui me repousse, me donne tous les torts

Douce musique fâchée par un mauvais accord

Ode meurtrie, requiem pour les morts

         Et moi, je l’aime encore

         Et moi, je l’aime si fort

         Et moi, je l’aime, et alors ?

         Et moi, je l’aime, c’est mon seul tort

Plus rien ne rime avec bonheur

Je lui avais confié mon cœur

Sang chassé, ne coulent que des pleurs

Un corps à vide en quête de son odeur

Plus rien à perdre sinon mon âme

Vie si fragile, aussi frêle qu’une flamme

Para siempre nous étions mari et femme

Avant cette fin qu’un juge proclame

         Et moi, je l’aime encore

         Et moi, je l’aime si fort

         Et moi, je l’aime, et alors ?

         Et moi, je l’aime, c’est mon seul tort

Elle est partie sans se retourner

Sans même cette chance nous donner

Une fausse note et tout est cassé

Condamnés à devenir étrangers

Au diable votre petite morale

A me saouler avec votre c’est normal

Comme le vent qui dompte la voile

Méfiez-vous, l’Amour n’est pas banal

         Car moi, je l’aime encore

         Car moi, je l’aime si fort

         Car moi, je l’aime, et alors ?

         Car moi, je l’aime encore

October 05

Elisa

Unique et fidèle présence après leur départ,
Eli a rejoint le paradis des félins.
Seul résonne plus fort.
Quelques larmes de plus dans l'océan des pleurs...
August 23

Je suis là

Tous me disent que je vais mieux.
Qu'en savent-ils, suis-je un autre ?
J'apprends à cacher mon jeux,
A fuir mon bonheur et le votre.
  Le mal est là comme un traite à l'affût.
  Clown triste à l'âme meurtrie
  Je me cache et ne me plains plus
  Car seuls les mots retiennent mon cri.
A mentir, à paraître,
Je m'oublie et le temps m'use
A souffrir, à ne plus être,
L'horloge court et ne m'attend plus.
  Où sont les Amis, où sont les rêves ?
  Eux aussi à grands pas ont fui.
  Attendent-ils une trêve ?
  Un geste, un regard, un bruit ?
Tous me disent que je vais mieux.
Qu'en savent-ils puisque sonne le faux ?
A croire que je suis contagieux,
Tous derrière leurs volets clos.
  Sois fort et réagis !
  Mots futiles et blessants !
  Un regard, une épaule suffisent.
  Un appui plutôt que le néant.
N'attendez plus, je suis encore là.
A me fuir par peur de malentendus,
Un jour peut-être, en pensant à moi
Méditerez-vous un stupide "si j'avais su".
  Aidez-moi, aimez-moi !
  Une main, des bras,
  Un sourire, un aide-moi,
  Un regard, un aime-moi.
Amis, anonymes,
J'existe, je suis là
A poser de pauvres rimes
Seul peut-être à croire que vous ne m'aimez pas.
August 12

Pardon

Je lui ai demandé pardon...
M'a-t-elle pardonné ? Non...
M'a-t-elle demandé pardon ? Non...
"A défaut du pardon, laisse venir l'oubli" - Alfred de Musset
August 09

Ecrire

Ecrire est parfois le bon remède pour exorciser nos propres démons. J'ai cru à un moment que la plume pouvait être mon alliée alors que ma vie traversait et traverse toujours une période "difficile". Et puis du jour au lendemain, je l'ai posée croyant qu'elle ne serait plus d'aucun secours, un soir où  j'ai cru  réaliser que la vie ne valait plus la peine d'être vécue. Et puis s'ensuit le silence et l'encre qui sèche.

Grave erreur, oui, grave erreur !

Difficile de reprendre la plume et pourtant se livrer de la sorte est si salvateur. Les mots on changé, c'est tout !

Mais à qui écrire sinon aux autres ?

Ecrire pour soi, certes, mais rien qu'à soi, c'est étaler sa pensée sur une page et croire profondément que vider son esprit de la sorte sera libérateur.

C'est en tout cas ce que je croyais avant de réaliser que les mots n'avaient qu'une seule et unique vertu : être lus.

Combien de poèmes, combien de textes ai-je du livrer à tant de pages blanches avant de me rendre compte que le seul et unique lecteur détesterait les lire ?

Plusieurs semaines après ce jour morbide, j'ai décidé de me livrer définitivement en semant de modestes phrases sur la toile. Et puis l'impression de me dénuder, le sentiment de croire que ce que je faisais n'était pas vain, que ce qui me touchait pouvait interpeller une autre âme que la mienne...

A croire que ces mots ne m'appartiennent plus et donc, me libèrent.

Lourde tâche cependant de s'exposer à ce point. Ecrire ce qu'il y a de plus profond en soi n'est pas anodin même si ce privilège n'est point réservé qu'à l'écrivain. Ne pas avoir peur d'être lu, c'est un pas vers "être en accord avec soi-même".

Alors peu importe la syntaxe, le style ou la clarté du discours. Etre lu, c'est déjà être compris...

Si je choisis d'écrire pour être lu, si je choisis de parler pour être entendu, c'est que je vis encore...

Aussi modeste soit ma plume, aujourd'hui encore, à vous elle se livre... et c'est tant mieux !

 
Photo 1 of 6

En espérant que cette cybervisite vous donnera l'envie de revenir encore et encore...

Merci !

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véroniquewrote:
un pti coucou de la vero de caen, je relis vos mots..............rien à ajouter.g la gorge serrée..........j'espère guérir de ce mal.........bises à vous
Aug. 21
Un jeu de piste m'a amené chez toi, une amie commune, et des partages de mots, une nostalgie, des éclats de rire... bref, j'aime beaucoup ce que tu écris et j'adorerai te compter parmi mes contacts, pour revenir, encore et encore, lire en silence et... et voir ce que le hasard va inventer.
Mes amitiés, Fred.
Dec. 9
Thierrywrote:
Wahou ! un passionné de Véro !
 
tes photos sont vraiement extra, tes textes aussi.
 
Continue, tu écrit l'Histoire...
Nov. 18
veroniquewrote:
on guerrit un jour je te le promet....
Sept. 4
Lou .wrote:
Bonsoir, merci d'être passé et d'avoir laissé ton com - pour quelqu'un de silencieux visiblement ces temps ci j'apprécie.
Bonne semaine. Amitiés
Aug. 18
veroniquewrote:
desolée pour les fautes... grrr moi.....
Aug. 3
veroniquewrote:
j'ai pris le temps de lire tes textes et sincerement je les trouve tres beaux... c'est dans ces moments là que sortent vraiment les mots qui nous ressemble sur l'instant.... on a chacun notre souffrance et je pense que si nous respectons la souffrance des autres ces personne respecte la notre....ce que tu as vecu je les vecu et je voudrais te dire que le temps arrange tout mais ce serais un peu faux.... on ne peux pas oublier mais on peut garder le bon et essayer de jeter le mauvais....il faut malgres tout continuer a vivre pour les gens que l'on aime et qui nous aime mais c'est impossible de faire confiance.....personne ne merite que l'on veuille mourrir pour elle tout simplement parce qu'en voulant le faire j'ai fait souffrir des gens qui m'aimainent vraiment.... aucune parole ne peut attenuer la douleur mais savoir qu'une autre personne vit la meme chose on se sent moins seule.... bisous paddy.....
Aug. 3
veroniquewrote:
le coté pile comme le coté face se ressemble un peu.....vero
July 31
Soleggiata 3wrote:
Comme un soleil, comme une éclaircie
Comme une fleur que l'on cueille entre les orties
Elle doit venir, comme vient le beau temps
Elle doit venir comme vient le printemps......
Ouvrez vos yeux, ouvrez votre coeur... ils deviendront  prêts à voir et aimer à nouveau sans même que vous en ayiez véritablement conscience. Vous sortirez plus grand et vous vivrez autrement ce nouveau printemps...

mille souhaits de milles bonheurs petits et grands à venir j'en suis sûre

Patricia



Apr. 12
Paddy ROYwrote:
Obligé d'ouvrir le bal...
Un livre sans page, sans mot, je ne tenais plus.
Un livre d'or perdu dans un recoin triste et sombre, rien d'engageant, je sais.
Mais il est pour vous, pour vos mots, pas les miens.
Dec. 11
Paddy ROYwrote:
Je vous souhaite la bienvenue dans mon modeste espace...
Il est pour vous, autant que pour moi, un espace de liberté où les mots seront accueillis à coeur ouvert...
A vous lire...
Paddy
July 8

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