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    October 03

    Il croyait

    Il croyait que demain se terminait l’orage
    Pensant que la mer toujours retrouve le rivage.
    Fuir l’ombre du chagrin, reprendre la vie par la main
    Croyant que demain, il pourrait poursuivre le chemin.

    Si belle, si douce, comme la caresse d’un embrun
    Si fragile, si tendre, il lui signe « câlins ».
    Pourquoi donc tant de larmes à l’orée du bonheur ?
    Il espérait que demain, doucement peine meurt.

    Mais il aime pourtant, sans faille, il aime vraiment
    Sans ne rien promettre, sans poursuivre l’avant.
    Un an déjà : ils s’aiment. Où courent-ils maintenant ?
    Et lui qui jurait que demain, fin des soupirs amants.

    Il croyait que demain se nommait avenir
    Que rancœurs oubliées, il n’aurait plus à fuir.
    Pauvre bougre, quoiqu’il dise, il n’est pas assez loin
    Il pensait que demain il n’aurait qu’à tendre la main

    Délire d’un soir, encore, peur du trop d’espoir.
    Le bonheur a-t-il un cap, un coût, une victoire ?
    Solitude d’un soir, son plus fidèle navire
    Il croyait que demain, il oublierait le pire.

    Et ses rêves auxquels il tient tant, ses rêves fous ?
    Recommencer ? Retrouver l’équilibre ? C’est tout ?
    Une existence éteinte, déjà, il suffit !
    Croyait-il qu’il suffisait d’un « va pour une autre vie » ?
    April 26

    Fièvre et doute

    Les murs peuvent en rire, se moquer de moi, vraiment !

    Témoins d’un si épais chagrin, d’un sinistre combat, perdant !

    Comme si le bonheur avait fui, ne laissant que tourments

    Comme fièvre et doute se ressemblent tant !

     

    Le venin d’une colombe un soir d’été glace le sang

    Une fièvre si longue qu’il faut partir, forcément !

    Cœur de honte, égoïste, tu oublies tes enfants !

    Sœur de l’ombre, j’ai cogné à ta porte, encore perdant !

     

    Se confier aux mensonges, fuir le bruit des autres

    Ressac de larmes sur l’histoire d’un bonheur qui fut notre

    Tant de mots inutiles, certainement ceux d’un autre

    Cris de pierre maladroits, à trop porter la faute

     

    Pas ce meilleur ami dont je rêvais soutien

    Mais par chance, de belles âmes offrant cœur au mien

    Elles, surtout ne pas les perdre, sans qui ne suis plus rien

    Vent de regards qui ne ment point, à toi oui, je tiens

     

    Puis une Etoile, si timide, si fragile, m’offre son éclat

    Une perle trop rare qui chasse mes peurs, mes traumas

    Alors pourquoi ce doute si elle met fin à mon combat ?

    Une autre fièvre, une autre peur de perdre cœur qui bat

     

    Retrouver passion et volupté, confiance sans gravité

    Attendre que l’aube expire, qu’enfin brillent les blés

    Bonheur fragile, patience futile embue mes pensées

    Un jour, peut-être, s’enfuira la peur du verbe aimer.

    March 08

    Un monde idéal

    Dans un monde idéal,

    Le vent serait caresse, le feu douce chaleur.

    Toute terre serait asile, l’eau pour tous abondance.

    Dans un monde idéal,

    La solitude serait alliée, la foule sensible à l’exclu.

    La souffrance serait vaincue, la justice porterait haut son nom.

    Dans notre monde idéal,

    Le vent ravage nos abris, le feu brûle les corps.

    Toute terre repousse l’étranger, l’eau reste richesse bien gardée.

    Dans notre monde idéal,

    La solitude flétrit l’âme, la foule juge et condamne.

    La souffrance est banale, la justice une mascarade.

    Dans un monde idéal,

    Je tournerais la page, ferais fi des railleries.

    Je pardonnerais, tout comme avant, simplement, j’aimerais.

    Dans notre monde idéal,

    Comme vous je me mens, à craindre chaque jour l’oubli.

    J’ai peur du pas qui dépasse l’autre, comme avant, d’aimer.

    Dans un monde idéal,

    Il n’y a plus d’idéal…

    September 08

    Dormir

    Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

    Puisque le temps court, puisque rien ne le retient,

    Je sais, je crois qu’un volcan jamais ne s’éteint.

    Je sais, je crois encore au baiser salé, à son doux jus.

        Même la nuit, le silence brille par son absence.

        Ecoute ! Ne sens-tu pas que chaque bruit est épié ?

        Chacun de tes soupirs résonnent ces plaisirs démodés,

        Ceux que tu pleures, rongés par cette vile déviance.

    Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

        Rien à faire ! Déjà revient lumière qui chasse repos.

        Les yeux lourds, le corps maladroit en quête de répit,

        Chahutés par le même refrain d’une nuit sans oublis,

        Café sans soleil, un jour de plus à courber le dos

    Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

        Un regard sur le titre, « Toi et moi », les mains se posent.

        Belle couverture, reliure soignée, déjà, l’objet est beau.

        Un livre, une salle au trésor riche de tous ses mots,

        Une préface alléchante dégage sa douce odeur de prose

    Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

        J’ai déjà lu ce livre, c’est plus fort que moi.

        Pas même un paragraphe pour ce qu’Amour a défié,

        Trois pauvres lignes pour dire qu’ils se sont aimés,

        Et puis ce dernier chapitre, censé me dicter ma loi.

    Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

        Les écrits demeurent et les paroles s’envolent.

        Comme promettre est s’engager à mentir un jour,

        A quoi bon l’écrire si ce n’est pour toujours ?

        Que de mots voilés, masqués sous ces paraboles.

    Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

        Comment pourrais-je, moi qui aime tant ces mots,

        Ouvrir ce carton et toutes nos lettres déballer ?

        Si dures à lire mais trop précieuses pour l’autodafé,

        Feu maléfique dans la nuit pour apaiser mes maux

    Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

        Trop mal à l’âme pour maintenant détruire ce trésor.

        Et même si cette nuit j’ai cru perdre le sens de l’amour,

        Je ne brûlerai pas ceux qui poussèrent mon sang au détour.

        Dormir, oublier que cette nuit n’est pas celle de ma mort.

    Puisque je ne dors pas, puisque je ne dors plus,

    Puisque le temps court, puisque rien ne le retient,

    Je sais, je crois qu’un volcan jamais ne s’éteint.

    Je sais, je voudrais tant croire que je ne l’aime plus.

    Dormir…

    July 22

    Il est des jours, il est des nuits...

    Il est des jours, il est des nuits,

    Quand l’envie de partir, l’envie d’en finir sonne haut,

    Trop de messages sans réponses, trop d’appels sans échos.

    Il est des jours, il est des nuits…

        Tendre solitude, mon amie, ma pire ennemie,

        Le souffle court, les pensées confuses, « pas nous » toujours résonne.

        Je lui dois le meilleur et je lui dois le pire.

        Chassé d’une vie, à flirter avec le vide, être là toujours m’étonne

    Il est des jours, il est des nuits,

    Quand maudire le silence, pleurer les absences sonne haut,

    Trop de mensonges sans saveur, trop d’appels sans échos.

    Il est des jours, il est des nuits…

        A bout de souffle, las de m’entendre, me savoir sans courage.

        A vivre de drogues, de succédanées de sérénité,

        A perdre tout sens en oubliant de tourner la page,

        Cours, pauvre cinglé, ils t’ont déjà oublié.

    Il est des jours, il est des nuits,

    Quand vivre, sourire, rire, aimer sonne faux,

    Trop de mensonges sans saveur, trop de cris sans échos.

    Il est des jours, il est des nuits…

        Ils ont violé ma confiance, ma naïve existence.

        La vie n’est qu’une vulgaire mascarade ; j’ai déjà perdu.

        C’est fini, c’est foutu, je ne suis plus dans la danse,

        Sans amour, sans mon sang, je dois m’avouer vaincu.

    Il est des jours, il est des nuits,

    Quand arrive le moment de cesser le combat,

    Trop de peur, trop de craintes à franchir le pas.

    Il est des jours, il est des nuits…

        Reste une coquille vide amère, une âme sans ressort.

        Tueur de rêves, chasseur d’espoir, voleur d’amour,

        Médis encore quand sonnera l’heure de ma mort.

        Je bénis le jour de mon aller sans retour.

    Il est des jours, il est des nuits,

    Quand l’envie de partir, l’envie d’en finir sonne faux,

    Ce soir, c’était moins une ; de nouveau sauvé par les mots.

    Il est des jours, il est des nuits…

    July 11

    Ma vérité

    L’horloge n’en finit pas de noyer le temps,
    Une méfiance nonchalante peu à peu fait son nid.
    Devoir purger ce fiel, pourquoi maintenant ?
    Une confiance en vrac peu à peu a fui.
        Une métamorphose immonde, ma négation.
        Vous, que je n’aime pas, rassurez-vous !
        Vous, que j’aime, ignorez mes évictions,
        Pardonnez mes aigreurs, j’ai tout à perdre de vous !
    A semer le trouble, à vous blesser sans mépris,
    Je m’éloigne, me perds et recherche l’oubli,
    Fatigué d’entendre claquer les voiles sans le vent de l’envie,
    Prisonnier sans barreaux, Robinson sans Vendredi.
        Entre ceux qui vous jettent ou vous ignorent,
        Vous, les autres, dites tout haut, pire, tout bas.
        Et peu importe qui a raison, peu importe qui a tort.
        Ma vérité n’est pas la votre ; de la votre je n’en veux pas !
    A vous maudire, je blesse et peine, comme vous.
    Des vôtres je suis, à me méfier même des miens.
    Vos couleurs foncent les miennes, attisent mon dégoût.
    Pas mieux que vous je ne vaux : vos coups sont maintenant miens.
        Souffrir, faire souffrir : ce n’était pas mon idée.
        Alors être seul et préserver les miens, me préserver,
        Car bonheur a passé comme maladie trop bien soignée.
        Vacciné pour le reste d’une vie, je ne ferai plus le guet.
    Ne m’attendez plus même si l’idée encore vous traverse.
    Qui voudrait de mes ternes pensées, vides d’envies ?
    A quoi bon couver un cœur sans adresse,
    Un boulet, un poids mort à l’âme assoupie ?
        Oui lecteur, je me lamente et tu me juges !
        Oui, je me lamente et de moi, n’attends plus rien !
        Espoirs et bonheur noyés sous le déluge.
        Critique, soupire ! Peu importe, si tu y tiens…
    N’attends rien de moi sinon amertume et déceptions.
    Déjà tu m’ignores. Alors ne tente rien, c’est assez !
    Plus rien à offrir, vidé de trop belles illusions,
    Pour ton bien, pour le mien, mon nom tu dois rayer.
    June 11

    Accords perdus

    Comme une eau folle, déceptions et revers chahutent l’espoir.

    Piégé, seul à hurler sans écho, les jours passent.

    Serrer les poings, noyer cette colère noire,

    Et peu importe mensonges et trahisons, le coeur est las.

         Je cherche le refrain d’une vie privée de sa musique

         Je cherche les accords d’un sourire magique

         Je cherche le rythme fou d’un cœur éperdu

         Je cherche la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

    Las de courir, de plaire, de tricher, de mentir.

    Merci à toi qui croit en moi, m’encense, me sourit.

    Une autre chante ma révérence, signe du dernier soupir.

    A quoi bon se battre et attendre l’impossible embellie ?

         Je cherche le refrain d’une vie privée de sa musique

         Je cherche les accords d’un sourire magique

         Je cherche le rythme fou d’un cœur éperdu

         Je cherche la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

    Saigné à vif, dompteur d’une pompe désamorcée,

    D’une vie au ralenti sans saveur calquée au calendrier,

    Médiocre quotidien, toujours devoir ramper pour avancer.

    Avancer, mot magique, solution des autres… Essayez !

         Je cherche le refrain d’une vie privée de sa musique

         Je cherche les accords d’un sourire magique

         Je cherche le rythme fou d’un cœur éperdu

         Je cherche la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

    La tempête toujours souffle, rire narquois et diabolique

    Je traîne seule ma peine à chaque coin de rue

    Sans cesse je retiens ce cri triste et pathétique

    Au diable les quolibets, ces leçons, ces sous-entendus

         J’ai perdu le refrain d’une vie en musique

         J’ai perdu les accords d’un sourire magique

         J‘ai perdu le rythme fou d’un cœur éperdu

         J’ai perdu la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

    Le ressac des regrets boucle inlassablement loin du rivage.

    La marée boude, telle l’eau morte d’un lac enclavé.

    Horizon terne privant la mer de ses reflets sauvages,

    Je rêve d’une lame qui Paddy sur le sable effacerait…

    April 25

    Elle est partie...

    Maman est bien triste aujourd'hui, sa Maman est partie...
    Pour Elle, pour toi Maman...
    Rose
    April 03

    Pars !

    Partir loin, si loin, et ne plus revenir,

    Ne pas se retourner car il est déjà tard.

    Tu ne fais plus partie de sa fête, triste souvenir.

    Tranche de vie fanée, maintenant à l’écart.

       Te rendre au port, appareiller sur le premier voilier venu.

       La mer ne ment pas et même si piètre marin tu es,

       Au moindre écart, elle ne pardonnera pas, elle non plus.

       La fin sera plus gaie, là tout sera fini, de fait.

    Plus de torture, échec fatal ou droit de passage.

    Un phare, une autre terre, une autre vie,

    Ou le gouffre, l’abyme, rejoindre les sages.

    Et jamais, plus jamais souffrir ainsi.

       Partir pour que demain ne ressemble plus à aujourd’hui.

       Fuis, crois-moi, on t’oubliera. Cours au port !

       Déjà tu ne comptes plus, tu es déjà parti.

       On parle de toi comme si tu étais mort.

    Le pire t’assoiffe, là encore, tu te noies.

    Te remettre de quoi sinon retrouver médiocrité ?

    Va, jette tout ! Rester là à pleurer, pourquoi ?

    Le large t’appelle, oublie ceux qui t’aimaient.

       Petite vie sans relief, petite vie en apnée,

       Au diable les conseils, ne plus recommencer.

       Mets les voiles, goutte aux embruns salés.

       Ceux qui t’aimaient t’ont déjà oublié.

    Mais tu n’as pas le courage, même de tout arrêter.

    Ils t’ont volé ton âme et tu restes là, seul, hébété.

    Attendre après qui ? Tu ne sais plus aimer.

    A retenir des mots que tu ne peux prononcer.

       J’ai vu ton sourire, tu étais heureux, entier.

       Il s’est refermé trop tôt, comme une fleur fanée.

       Pourquoi avorter si vite ce bonheur passager ?

       Tu semblais si bien, tu as tout gâché.

    Retourne à ta misère et ne te plains plus

    Puisque partir tu n’en as pas le courage,

    Puisque pleurer tout ce que tu as perdu

    T’ancre à nouveau seul sur le mauvais rivage.

    February 29

    Je suis grand

    C’est le moment. Le retrouver, comment sera-t-il ?

    Les semaines passent et je crains toujours cette froideur.

    Comment lui parler, éviter ces mots inutiles, futiles ?

    Le soir, c’est pire, parfois il me fait peur.

       Je veille sur lui, surveille le petit. Je suis grand.

       Mangera t-il avec nous ? Sera t-il avec nous ?

       Les jours se succèdent, se ressemblent tant.

       Et pourquoi, nous n’y sommes pour rien, nous ?

    La nuit tombe, prendre soin de lui, être attentif,

    Il fume dans son coin, je n’aime pas cette odeur.

    Il va se lever, déjà il titube comme un frêle esquif.

    Le décor se dérobe sous ses pas, il me fait peur.

       Le petit est calme, la maison s’endort, tant mieux.

       Je l’observe, je le scrute, il ne doit pas savoir,

       Je cherche mes mots, c’est dur, c’est laborieux.

       Que fait-il ? Vite, qu’il revienne s’asseoir !

    Sa musique me saoule, ce n’est pas important.

    Qu’a-t-il prévu ce soir, rien, comme d’habitude ?

    Prêt de lui je resterai, peut-être pour moi en fait-il autant ?

    Il ne faut pas qu’il sache, qu’il respire mon inquiétude.

       Le feu de bois crépite dans la cheminée, lui ne dit rien.

       Dans une heure à peine, lassé, il s’assoupira.

       Le guetter de nouveau jusqu’à sa drogue, dite pour son bien,

       Le suivre dans le couloir;  pourvu qu’il ne tombe pas !

    Je n’ai plus peur mais je n’aime pas. Je suis grand.

    Moi, je n’ai pas à porter ces histoires de grands.

    Cœur et corps pourtant poussent à grands pas.

    Que c’est triste chez Papa !

    February 12

    Trop tard

    Trop tard pour vivre, trop tôt pour mourir

    L’alcool a ses vertus, je les découvre

    Une ébauche d’oubli pour éviter le pire

    Effluves amers et sucrés, en découdre !

       L’ivresse me bouscule, me rassure et m’enlace

       Maîtresse elle devient ; là je l’aime

       Un instant seulement avant qu’elle me lasse

       C’est Elle que j’enlace, c’est Elle que j’aime.

    Partie pour une autre vie, elle m’oublie

    Et moi, seul, j’erre dans notre nid

    Elle est heureuse, Elle, la femme de ma vie

    Vaines larmes de vigne, où est l’oubli ?

       Elle est là, toujours là à me hanter

       Bras maladroits dans le vide à vouloir la serrer

       Allez, encore un stupide verre pour tout, pour rien

       Quoi faire ? Trahir mes pensées et tomber plus loin ?

    Trop tard pour vivre, trop tôt pour mourir

    Partir, ne plus la voir, c’est encore souffrir

    Vider ce verre et perdre la mémoire ?

    Foutaises, je n’aimerai plus ; c’est sans espoir.

    January 28

    Oh, si peu...

    Tu m’as parlé il y a quelques jours. Oh, si peu, de nos enfants sans trop entrer dans les détails, de mon état, sans insister… à éviter.

    Pourquoi faut-il que j’espère à tout prix ton appel et que je redoute tant de décrocher lorsque ton prénom apparaît sur l’écran ? Tout ça pour constater qu’il ne s’agit que d’une banale conversation, jamais celle que j’attends.

    Comment ai-je pu passer à coté de ma vie ?

    Tant de lettres, de photos, de sourires à brûler… je n’y arrive pas ! C’était toi et pas une autre. Mes nuits sont de nouveau habitées. Les drogues ne masquent plus les souvenirs de mes songes et tu es là, toujours…

    Je t’aime et je sais que rien ne sera plus comme avant. Je crois au bonheur, au bonheur plus fort encore, mais pas sans toi.

    Je t’ai vu aujourd’hui. Oh, si peu, en public pour parler de notre petit.

    Je ne parviens pas à te regarder dans les yeux de peur de te dire ce que tu ne veux pas entendre. J’ai si mal devant ce cœur de pierre que je croyais de velours et mien, para siempre.

    Le vide que tu as laissé est si énorme à combler. Nos anges t’ont suivi, le vide s’est fait encore plus vide. Où puiser cette force qui, pour me guérir, devra me pousser à t’oublier ?

    Je ne peux pas t'oublier...

    January 10

    Guérir

    Guérir de quoi ? Guérir comment ?

    Paraître bien, répondre un mensonge

    Pleurer seul, sourire aux autres

    Attendre toujours, profiter du pire

    Appeler à l’aide, lasser son monde

    Rester caché, reprocher l’abandon

    Ne plus aimer, vouloir tant donner

    Ne plus s’aimer, vouloir plaire encore

    Ne plus l’aimer, espérer toujours

    Souffrir encore, haïr l’amour

    Maudire le temps, retenir sa course

    Guérir de quoi ? Guérir comment ?

    December 27

    Mauvaise rencontre

    Ce soir, j’ai croisé son parfum

    Un effluve cruel, le 19 de Chanel

    Tout s’est figé, ce n’était pas elle

    A mon regard perdu, un curieux crétin

      A cru un moment que j’osais l’affronter

      Pauvre idiot, pourquoi aujourd’hui me regarder ?

      Avide de peur, de crainte sur un visage ?

      Passe ton chemin, je ne suis pas là, oublie cette image

    Personne ne me voit ni ne m’entend, je ne suis plus

    Un souvenir assassin m’a frappé au coin d’une rue

    Son odeur portée par une autre

    Elle la porte aujourd’hui pour un autre

      Je dois rentrer, faire mine d'obéir à ma montre

      Ce n'était qu'une mauvaise rencontre

      Ce soir, j’ai croisé son parfum

      Un effluve cruel, le 19 de Chagrin

    December 03

    A bout...

    A bout de souffle, à bout de cris...
    Assez de pleurer, assez d'être et de ne plus vivre.
    Comme l'eau que l'on cherche à piéger dans le creux de sa main, je sens les dernières gouttes de cette chienne de vie me filer entre les doigts. Je perds pied...
    Mes seuls compagnons sont cet écran froid et ce clavier sans âme.
    J'ai du mal à trouver les mots. Je tourne en rond, c'est sans issue !
    Ces textes que je livre sont si fades, si répétitifs, si tristes à mourir que je comprends le lecteur qui n'en attend pas la fin. Je n'ai plus rien à vous cacher, le vide a pris place, je n'ai plus le goût d'être.
    Même auprès de mes Petits, je n'ai plus la force de livrer mon profond Amour, je ne suis pas à la hauteur ! Ils doivent m'en vouloir et je les comprends.
    Tout autant qu'eux, tout autant que vous tous, j'ai besoin d'Amour, de Tendresse, d'Affection, de Câlins... Hélas, mes portes sont closes, je ne respire déjà plus...
    Je m'en veux tellement d'être bridé à ce point, incapable de sortir le moindre sourire, de m'isoler sans cesse à pleurer dans mon coin.
    Mon corps est un torrent de larmes, ma vie une marre lacrymale... j'ai mal, j'ai mal !
    Ce n'est pas un blog que je vous livre, mais plutôt le récit de l'apocalypse de ma vie d'homme, de père, de fils...
    J'entends déjà vos soupirs, à croire que je prends plaisir à me lamenter, à pleurer sur mon triste sort... Si tel est le cas, tant pis, passez votre chemin...
    A trop aimer, je ne m'aime plus. A trop aimer, je me suis perdu.
    Je paye trop cher mon bonheur et je n'ai plus les moyens...
    A bout...
    November 27

    Insupportable

    Comment parler de sa souffrance lorsqu'elle devient insupportable ?
    En connaître la source n'est même plus suffisant pour trouver le remède... s'il existe !
    Insupportable, c'est ne plus parler d'echelle de la souffrance, c'est ne plus admettre qu'elle puisse être quantifiable. L'insupportable ne se mesure pas !
    "...il ya plus malheureux que toi ...tu ne connais pas la Vraie souffrance ...regarde-toi, tu es pitoyable à te lamenter sur ton petit monde qui s'écroule ...il y a pire ailleurs ...tu n'es pas le premier ...reprends-toi ! " . Merci, quel soulagement !
    Foutaises ! Ma souffrance est insupportable, c'est vous qui ne comprenez pas !
    November 21

    Je ne suis plus rien...

    Elle fait tout pour que je comprenne et je ne comprends rien.
    Mes réactions sont celles d'un enfant qui ne veux, ni ne peux comprendre la sanction.
    Toujours sur la défensive, je me torture à blesser celle que j'aime, et tous les prétextes sont bons.
    Je sombre dans la médiocrité croyant vaincre ma douleur en donnant des coups à ceux que j'ai de plus chers, un peu comme un otage affolé, les yeux bandés, face à son ravisseur.
    Et la douleur s'amplifie, je ne maîtrise plus rien. Je ne suis plus rien...
    November 08

    Assez !

    Ce soir encore, j'en ai assez...
    Je fais peur à tout le monde et je finis par le comprendre.
    Oui, la vie est une bougie dans le vent, si fragile.
    Et si vous trouvez mon blog trop noir, j'en suis le premier désolé, il n'est que le reflet de mon âme.
    Un incident banal pour certains, une tragédie pour moi. La pente est trop forte, j'en ai assez d'être celui que je ne suis pas.
    Aidez-moi bordel !
    Assez, assez, assez !
    October 31

    If I had only known...

    If I had only known...
    Even if there's no longer any hope of being again close to each other, I can't give up.
    How could she kill all those years with me ?
    Nobody can't prevent me from being still in love.
    Alone with two rings, time is killing me by inches.
    If I had only known...
    Even if I'm waiting for a call, even if I'm waiting for her behind the door, even if I can't bear this silence anymore, my heart and my arms will always remain opened.
    If I had only known...
    October 30

    Regrets

    Aujourd'hui, j'ai signé le torchon du juge.
    Un soleil s'est éteint; elle, elle souriait...
    Je regrette tant de choses, tous ces choix de vie qui ont fait que maintenant, je suis seul dans mon terrier.
    Oui, je regrette tout ! Tout !
    J'ai trop vécu pour ceux que j'aimais et que j'aime encore...
    Pense à toi Paddy !