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August 23 Je suis làTous me disent que je vais mieux.
Qu'en savent-ils, suis-je un autre ?
J'apprends à cacher mon jeux,
A fuir mon bonheur et le votre.
Le mal est là comme un traite à l'affût.
Clown triste à l'âme meurtrie
Je me cache et ne me plains plus
Car seuls les mots retiennent mon cri.
A mentir, à paraître,
Je m'oublie et le temps m'use
A souffrir, à ne plus être,
L'horloge court et ne m'attend plus.
Où sont les Amis, où sont les rêves ?
Eux aussi à grands pas ont fui.
Attendent-ils une trêve ?
Un geste, un regard, un bruit ?
Tous me disent que je vais mieux.
Qu'en savent-ils puisque sonne le faux ?
A croire que je suis contagieux,
Tous derrière leurs volets clos.
Sois fort et réagis !
Mots futiles et blessants !
Un regard, une épaule suffisent.
Un appui plutôt que le néant.
N'attendez plus, je suis encore là.
A me fuir par peur de malentendus,
Un jour peut-être, en pensant à moi
Méditerez-vous un stupide "si j'avais su".
Aidez-moi, aimez-moi !
Une main, des bras,
Un sourire, un aide-moi,
Un regard, un aime-moi.
Amis, anonymes,
J'existe, je suis là
A poser de pauvres rimes
Seul peut-être à croire que vous ne m'aimez pas. August 12 PardonJe lui ai demandé pardon...
M'a-t-elle pardonné ? Non...
M'a-t-elle demandé pardon ? Non...
"A défaut du pardon, laisse venir l'oubli" - Alfred de Musset August 09 EcrireEcrire est parfois le bon remède pour exorciser nos propres démons. J'ai cru à un moment que la plume pouvait être mon alliée alors que ma vie traversait et traverse toujours une période "difficile". Et puis du jour au lendemain, je l'ai posée croyant qu'elle ne serait plus d'aucun secours, un soir où j'ai cru réaliser que la vie ne valait plus la peine d'être vécue. Et puis s'ensuit le silence et l'encre qui sèche. Grave erreur, oui, grave erreur ! Difficile de reprendre la plume et pourtant se livrer de la sorte est si salvateur. Les mots on changé, c'est tout ! Mais à qui écrire sinon aux autres ? Ecrire pour soi, certes, mais rien qu'à soi, c'est étaler sa pensée sur une page et croire profondément que vider son esprit de la sorte sera libérateur. C'est en tout cas ce que je croyais avant de réaliser que les mots n'avaient qu'une seule et unique vertu : être lus. Combien de poèmes, combien de textes ai-je du livrer à tant de pages blanches avant de me rendre compte que le seul et unique lecteur détesterait les lire ? Plusieurs semaines après ce jour morbide, j'ai décidé de me livrer définitivement en semant de modestes phrases sur la toile. Et puis l'impression de me dénuder, le sentiment de croire que ce que je faisais n'était pas vain, que ce qui me touchait pouvait interpeller une autre âme que la mienne... A croire que ces mots ne m'appartiennent plus et donc, me libèrent. Lourde tâche cependant de s'exposer à ce point. Ecrire ce qu'il y a de plus profond en soi n'est pas anodin même si ce privilège n'est point réservé qu'à l'écrivain. Ne pas avoir peur d'être lu, c'est un pas vers "être en accord avec soi-même". Alors peu importe la syntaxe, le style ou la clarté du discours. Etre lu, c'est déjà être compris... Si je choisis d'écrire pour être lu, si je choisis de parler pour être entendu, c'est que je vis encore... Aussi modeste soit ma plume, aujourd'hui encore, à vous elle se livre... et c'est tant mieux ! |
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