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Paddy world

Le moment donné par le hasard vaut mieux que le moment choisi...
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jean-claude

July 22

Il est des jours, il est des nuits...

Il est des jours, il est des nuits,

Quand l’envie de partir, l’envie d’en finir sonne haut,

Trop de messages sans réponses, trop d’appels sans échos.

Il est des jours, il est des nuits…

    Tendre solitude, mon amie, ma pire ennemie,

    Le souffle court, les pensées confuses, « pas nous » toujours résonne.

    Je lui dois le meilleur et je lui dois le pire.

    Chassé d’une vie, à flirter avec le vide, être là toujours m’étonne

Il est des jours, il est des nuits,

Quand maudire le silence, pleurer les absences sonne haut,

Trop de mensonges sans saveur, trop d’appels sans échos.

Il est des jours, il est des nuits…

    A bout de souffle, las de m’entendre, me savoir sans courage.

    A vivre de drogues, de succédanées de sérénité,

    A perdre tout sens en oubliant de tourner la page,

    Cours, pauvre cinglé, ils t’ont déjà oublié.

Il est des jours, il est des nuits,

Quand vivre, sourire, rire, aimer sonne faux,

Trop de mensonges sans saveur, trop de cris sans échos.

Il est des jours, il est des nuits…

    Ils ont violé ma confiance, ma naïve existence.

    La vie n’est qu’une vulgaire mascarade ; j’ai déjà perdu.

    C’est fini, c’est foutu, je ne suis plus dans la danse,

    Sans amour, sans mon sang, je dois m’avouer vaincu.

Il est des jours, il est des nuits,

Quand arrive le moment de cesser le combat,

Trop de peur, trop de craintes à franchir le pas.

Il est des jours, il est des nuits…

    Reste une coquille vide amère, une âme sans ressort.

    Tueur de rêves, chasseur d’espoir, voleur d’amour,

    Médis encore quand sonnera l’heure de ma mort.

    Je bénis le jour de mon aller sans retour.

Il est des jours, il est des nuits,

Quand l’envie de partir, l’envie d’en finir sonne faux,

Ce soir, c’était moins une ; de nouveau sauvé par les mots.

Il est des jours, il est des nuits…

July 11

Ma vérité

L’horloge n’en finit pas de noyer le temps,
Une méfiance nonchalante peu à peu fait son nid.
Devoir purger ce fiel, pourquoi maintenant ?
Une confiance en vrac peu à peu a fui.
    Une métamorphose immonde, ma négation.
    Vous, que je n’aime pas, rassurez-vous !
    Vous, que j’aime, ignorez mes évictions,
    Pardonnez mes aigreurs, j’ai tout à perdre de vous !
A semer le trouble, à vous blesser sans mépris,
Je m’éloigne, me perds et recherche l’oubli,
Fatigué d’entendre claquer les voiles sans le vent de l’envie,
Prisonnier sans barreaux, Robinson sans Vendredi.
    Entre ceux qui vous jettent ou vous ignorent,
    Vous, les autres, dites tout haut, pire, tout bas.
    Et peu importe qui a raison, peu importe qui a tort.
    Ma vérité n’est pas la votre ; de la votre je n’en veux pas !
A vous maudire, je blesse et peine, comme vous.
Des vôtres je suis, à me méfier même des miens.
Vos couleurs foncent les miennes, attisent mon dégoût.
Pas mieux que vous je ne vaux : vos coups sont maintenant miens.
    Souffrir, faire souffrir : ce n’était pas mon idée.
    Alors être seul et préserver les miens, me préserver,
    Car bonheur a passé comme maladie trop bien soignée.
    Vacciné pour le reste d’une vie, je ne ferai plus le guet.
Ne m’attendez plus même si l’idée encore vous traverse.
Qui voudrait de mes ternes pensées, vides d’envies ?
A quoi bon couver un cœur sans adresse,
Un boulet, un poids mort à l’âme assoupie ?
    Oui lecteur, je me lamente et tu me juges !
    Oui, je me lamente et de moi, n’attends plus rien !
    Espoirs et bonheur noyés sous le déluge.
    Critique, soupire ! Peu importe, si tu y tiens…
N’attends rien de moi sinon amertume et déceptions.
Déjà tu m’ignores. Alors ne tente rien, c’est assez !
Plus rien à offrir, vidé de trop belles illusions,
Pour ton bien, pour le mien, mon nom tu dois rayer.
June 11

Accords perdus

Comme une eau folle, déceptions et revers chahutent l’espoir.

Piégé, seul à hurler sans écho, les jours passent.

Serrer les poings, noyer cette colère noire,

Et peu importe mensonges et trahisons, le coeur est las.

     Je cherche le refrain d’une vie privée de sa musique

     Je cherche les accords d’un sourire magique

     Je cherche le rythme fou d’un cœur éperdu

     Je cherche la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

Las de courir, de plaire, de tricher, de mentir.

Merci à toi qui croit en moi, m’encense, me sourit.

Une autre chante ma révérence, signe du dernier soupir.

A quoi bon se battre et attendre l’impossible embellie ?

     Je cherche le refrain d’une vie privée de sa musique

     Je cherche les accords d’un sourire magique

     Je cherche le rythme fou d’un cœur éperdu

     Je cherche la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

Saigné à vif, dompteur d’une pompe désamorcée,

D’une vie au ralenti sans saveur calquée au calendrier,

Médiocre quotidien, toujours devoir ramper pour avancer.

Avancer, mot magique, solution des autres… Essayez !

     Je cherche le refrain d’une vie privée de sa musique

     Je cherche les accords d’un sourire magique

     Je cherche le rythme fou d’un cœur éperdu

     Je cherche la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

La tempête toujours souffle, rire narquois et diabolique

Je traîne seule ma peine à chaque coin de rue

Sans cesse je retiens ce cri triste et pathétique

Au diable les quolibets, ces leçons, ces sous-entendus

     J’ai perdu le refrain d’une vie en musique

     J’ai perdu les accords d’un sourire magique

     J‘ai perdu le rythme fou d’un cœur éperdu

     J’ai perdu la mélodie d’un bonheur qui ne m'a pas cru

Le ressac des regrets boucle inlassablement loin du rivage.

La marée boude, telle l’eau morte d’un lac enclavé.

Horizon terne privant la mer de ses reflets sauvages,

Je rêve d’une lame qui Paddy sur le sable effacerait…

April 25

Elle est partie...

Maman est bien triste aujourd'hui, sa Maman est partie...
Pour Elle, pour toi Maman...
Rose
April 03

Pars !

Partir loin, si loin, et ne plus revenir,

Ne pas se retourner car il est déjà tard.

Tu ne fais plus partie de sa fête, triste souvenir.

Tranche de vie fanée, maintenant à l’écart.

   Te rendre au port, appareiller sur le premier voilier venu.

   La mer ne ment pas et même si piètre marin tu es,

   Au moindre écart, elle ne pardonnera pas, elle non plus.

   La fin sera plus gaie, là tout sera fini, de fait.

Plus de torture, échec fatal ou droit de passage.

Un phare, une autre terre, une autre vie,

Ou le gouffre, l’abyme, rejoindre les sages.

Et jamais, plus jamais souffrir ainsi.

   Partir pour que demain ne ressemble plus à aujourd’hui.

   Fuis, crois-moi, on t’oubliera. Cours au port !

   Déjà tu ne comptes plus, tu es déjà parti.

   On parle de toi comme si tu étais mort.

Le pire t’assoiffe, là encore, tu te noies.

Te remettre de quoi sinon retrouver médiocrité ?

Va, jette tout ! Rester là à pleurer, pourquoi ?

Le large t’appelle, oublie ceux qui t’aimaient.

   Petite vie sans relief, petite vie en apnée,

   Au diable les conseils, ne plus recommencer.

   Mets les voiles, goutte aux embruns salés.

   Ceux qui t’aimaient t’ont déjà oublié.

Mais tu n’as pas le courage, même de tout arrêter.

Ils t’ont volé ton âme et tu restes là, seul, hébété.

Attendre après qui ? Tu ne sais plus aimer.

A retenir des mots que tu ne peux prononcer.

   J’ai vu ton sourire, tu étais heureux, entier.

   Il s’est refermé trop tôt, comme une fleur fanée.

   Pourquoi avorter si vite ce bonheur passager ?

   Tu semblais si bien, tu as tout gâché.

Retourne à ta misère et ne te plains plus

Puisque partir tu n’en as pas le courage,

Puisque pleurer tout ce que tu as perdu

T’ancre à nouveau seul sur le mauvais rivage.

February 29

Je suis grand

C’est le moment. Le retrouver, comment sera-t-il ?

Les semaines passent et je crains toujours cette froideur.

Comment lui parler, éviter ces mots inutiles, futiles ?

Le soir, c’est pire, parfois il me fait peur.

   Je veille sur lui, surveille le petit. Je suis grand.

   Mangera t-il avec nous ? Sera t-il avec nous ?

   Les jours se succèdent, se ressemblent tant.

   Et pourquoi, nous n’y sommes pour rien, nous ?

La nuit tombe, prendre soin de lui, être attentif,

Il fume dans son coin, je n’aime pas cette odeur.

Il va se lever, déjà il titube comme un frêle esquif.

Le décor se dérobe sous ses pas, il me fait peur.

   Le petit est calme, la maison s’endort, tant mieux.

   Je l’observe, je le scrute, il ne doit pas savoir,

   Je cherche mes mots, c’est dur, c’est laborieux.

   Que fait-il ? Vite, qu’il revienne s’asseoir !

Sa musique me saoule, ce n’est pas important.

Qu’a-t-il prévu ce soir, rien, comme d’habitude ?

Prêt de lui je resterai, peut-être pour moi en fait-il autant ?

Il ne faut pas qu’il sache, qu’il respire mon inquiétude.

   Le feu de bois crépite dans la cheminée, lui ne dit rien.

   Dans une heure à peine, lassé, il s’assoupira.

   Le guetter de nouveau jusqu’à sa drogue, dite pour son bien,

   Le suivre dans le couloir;  pourvu qu’il ne tombe pas !

Je n’ai plus peur mais je n’aime pas. Je suis grand.

Moi, je n’ai pas à porter ces histoires de grands.

Cœur et corps pourtant poussent à grands pas.

Que c’est triste chez Papa !

February 12

Trop tard

Trop tard pour vivre, trop tôt pour mourir

L’alcool a ses vertus, je les découvre

Une ébauche d’oubli pour éviter le pire

Effluves amers et sucrés, en découdre !

   L’ivresse me bouscule, me rassure et m’enlace

   Maîtresse elle devient ; là je l’aime

   Un instant seulement avant qu’elle me lasse

   C’est Elle que j’enlace, c’est Elle que j’aime.

Partie pour une autre vie, elle m’oublie

Et moi, seul, j’erre dans notre nid

Elle est heureuse, Elle, la femme de ma vie

Vaines larmes de vigne, où est l’oubli ?

   Elle est là, toujours là à me hanter

   Bras maladroits dans le vide à vouloir la serrer

   Allez, encore un stupide verre pour tout, pour rien

   Quoi faire ? Trahir mes pensées et tomber plus loin ?

Trop tard pour vivre, trop tôt pour mourir

Partir, ne plus la voir, c’est encore souffrir

Vider ce verre et perdre la mémoire ?

Foutaises, je n’aimerai plus ; c’est sans espoir.

January 28

Oh, si peu...

Tu m’as parlé il y a quelques jours. Oh, si peu, de nos enfants sans trop entrer dans les détails, de mon état, sans insister… à éviter.

Pourquoi faut-il que j’espère à tout prix ton appel et que je redoute tant de décrocher lorsque ton prénom apparaît sur l’écran ? Tout ça pour constater qu’il ne s’agit que d’une banale conversation, jamais celle que j’attends.

Comment ai-je pu passer à coté de ma vie ?

Tant de lettres, de photos, de sourires à brûler… je n’y arrive pas ! C’était toi et pas une autre. Mes nuits sont de nouveau habitées. Les drogues ne masquent plus les souvenirs de mes songes et tu es là, toujours…

Je t’aime et je sais que rien ne sera plus comme avant. Je crois au bonheur, au bonheur plus fort encore, mais pas sans toi.

Je t’ai vu aujourd’hui. Oh, si peu, en public pour parler de notre petit.

Je ne parviens pas à te regarder dans les yeux de peur de te dire ce que tu ne veux pas entendre. J’ai si mal devant ce cœur de pierre que je croyais de velours et mien, para siempre.

Le vide que tu as laissé est si énorme à combler. Nos anges t’ont suivi, le vide s’est fait encore plus vide. Où puiser cette force qui, pour me guérir, devra me pousser à t’oublier ?

Je ne peux pas t'oublier...

January 10

Guérir

Guérir de quoi ? Guérir comment ?

Paraître bien, répondre un mensonge

Pleurer seul, sourire aux autres

Attendre toujours, profiter du pire

Appeler à l’aide, lasser son monde

Rester caché, reprocher l’abandon

Ne plus aimer, vouloir tant donner

Ne plus s’aimer, vouloir plaire encore

Ne plus l’aimer, espérer toujours

Souffrir encore, haïr l’amour

Maudire le temps, retenir sa course

Guérir de quoi ? Guérir comment ?

December 27

Mauvaise rencontre

Ce soir, j’ai croisé son parfum

Un effluve cruel, le 19 de Chanel

Tout s’est figé, ce n’était pas elle

A mon regard perdu, un curieux crétin

  A cru un moment que j’osais l’affronter

  Pauvre idiot, pourquoi aujourd’hui me regarder ?

  Avide de peur, de crainte sur un visage ?

  Passe ton chemin, je ne suis pas là, oublie cette image

Personne ne me voit ni ne m’entend, je ne suis plus

Un souvenir assassin m’a frappé au coin d’une rue

Son odeur portée par une autre

Elle la porte aujourd’hui pour un autre

  Je dois rentrer, faire mine d'obéir à ma montre

  Ce n'était qu'une mauvaise rencontre

  Ce soir, j’ai croisé son parfum

  Un effluve cruel, le 19 de Chagrin

December 03

A bout...

A bout de souffle, à bout de cris...
Assez de pleurer, assez d'être et de ne plus vivre.
Comme l'eau que l'on cherche à piéger dans le creux de sa main, je sens les dernières gouttes de cette chienne de vie me filer entre les doigts. Je perds pied...
Mes seuls compagnons sont cet écran froid et ce clavier sans âme.
J'ai du mal à trouver les mots. Je tourne en rond, c'est sans issue !
Ces textes que je livre sont si fades, si répétitifs, si tristes à mourir que je comprends le lecteur qui n'en attend pas la fin. Je n'ai plus rien à vous cacher, le vide a pris place, je n'ai plus le goût d'être.
Même auprès de mes Petits, je n'ai plus la force de livrer mon profond Amour, je ne suis pas à la hauteur ! Ils doivent m'en vouloir et je les comprends.
Tout autant qu'eux, tout autant que vous tous, j'ai besoin d'Amour, de Tendresse, d'Affection, de Câlins... Hélas, mes portes sont closes, je ne respire déjà plus...
Je m'en veux tellement d'être bridé à ce point, incapable de sortir le moindre sourire, de m'isoler sans cesse à pleurer dans mon coin.
Mon corps est un torrent de larmes, ma vie une marre lacrymale... j'ai mal, j'ai mal !
Ce n'est pas un blog que je vous livre, mais plutôt le récit de l'apocalypse de ma vie d'homme, de père, de fils...
J'entends déjà vos soupirs, à croire que je prends plaisir à me lamenter, à pleurer sur mon triste sort... Si tel est le cas, tant pis, passez votre chemin...
A trop aimer, je ne m'aime plus. A trop aimer, je me suis perdu.
Je paye trop cher mon bonheur et je n'ai plus les moyens...
A bout...
November 27

Insupportable

Comment parler de sa souffrance lorsqu'elle devient insupportable ?
En connaître la source n'est même plus suffisant pour trouver le remède... s'il existe !
Insupportable, c'est ne plus parler d'echelle de la souffrance, c'est ne plus admettre qu'elle puisse être quantifiable. L'insupportable ne se mesure pas !
"...il ya plus malheureux que toi ...tu ne connais pas la Vraie souffrance ...regarde-toi, tu es pitoyable à te lamenter sur ton petit monde qui s'écroule ...il y a pire ailleurs ...tu n'es pas le premier ...reprends-toi ! " . Merci, quel soulagement !
Foutaises ! Ma souffrance est insupportable, c'est vous qui ne comprenez pas !
November 21

Je ne suis plus rien...

Elle fait tout pour que je comprenne et je ne comprends rien.
Mes réactions sont celles d'un enfant qui ne veux, ni ne peux comprendre la sanction.
Toujours sur la défensive, je me torture à blesser celle que j'aime, et tous les prétextes sont bons.
Je sombre dans la médiocrité croyant vaincre ma douleur en donnant des coups à ceux que j'ai de plus chers, un peu comme un otage affolé, les yeux bandés, face à son ravisseur.
Et la douleur s'amplifie, je ne maîtrise plus rien. Je ne suis plus rien...
November 08

Assez !

Ce soir encore, j'en ai assez...
Je fais peur à tout le monde et je finis par le comprendre.
Oui, la vie est une bougie dans le vent, si fragile.
Et si vous trouvez mon blog trop noir, j'en suis le premier désolé, il n'est que le reflet de mon âme.
Un incident banal pour certains, une tragédie pour moi. La pente est trop forte, j'en ai assez d'être celui que je ne suis pas.
Aidez-moi bordel !
Assez, assez, assez !
October 31

If I had only known...

If I had only known...
Even if there's no longer any hope of being again close to each other, I can't give up.
How could she kill all those years with me ?
Nobody can't prevent me from being still in love.
Alone with two rings, time is killing me by inches.
If I had only known...
Even if I'm waiting for a call, even if I'm waiting for her behind the door, even if I can't bear this silence anymore, my heart and my arms will always remain opened.
If I had only known...
October 30

Regrets

Aujourd'hui, j'ai signé le torchon du juge.
Un soleil s'est éteint; elle, elle souriait...
Je regrette tant de choses, tous ces choix de vie qui ont fait que maintenant, je suis seul dans mon terrier.
Oui, je regrette tout ! Tout !
J'ai trop vécu pour ceux que j'aimais et que j'aime encore...
Pense à toi Paddy !
October 17

Je l'aime encore

Lumière perdue, place à l’hombre

L’Amour s’enfuit et tout s’effondre

Seul, égaré à courir les secondes

Regard perdu que les larmes inondent

Il en est une que j’aime si fort

Qui me repousse, me donne tous les torts

Douce musique fâchée par un mauvais accord

Ode meurtrie, requiem pour les morts

         Et moi, je l’aime encore

         Et moi, je l’aime si fort

         Et moi, je l’aime, et alors ?

         Et moi, je l’aime, c’est mon seul tort

Plus rien ne rime avec bonheur

Je lui avais confié mon cœur

Sang chassé, ne coulent que des pleurs

Un corps à vide en quête de son odeur

Plus rien à perdre sinon mon âme

Vie si fragile, aussi frêle qu’une flamme

Para siempre nous étions mari et femme

Avant cette fin qu’un juge proclame

         Et moi, je l’aime encore

         Et moi, je l’aime si fort

         Et moi, je l’aime, et alors ?

         Et moi, je l’aime, c’est mon seul tort

Elle est partie sans se retourner

Sans même cette chance nous donner

Une fausse note et tout est cassé

Condamnés à devenir étrangers

Au diable votre petite morale

A me saouler avec votre c’est normal

Comme le vent qui dompte la voile

Méfiez-vous, l’Amour n’est pas banal

         Car moi, je l’aime encore